Belarus Daily | 19 nov

Vengeance pour la vérité sur Raman Bandarenka, une loi sur la privation de la citoyenneté bélarussienne et la direction de Belaruskali ment à ses partenaires internationaux

19 novembre 2020 | BYHelp-Mediagroup
Les gens font la queue pour remettre des colis à leurs proches détenus.
Source : Radio Free Europe

Une procédure pénale a été engagée contre le médecin qui avait déclaré que Bandarenka était sobre, la journaliste qui a publié ces informations a été arrêtée

Aucune affaire pénale n’a été ouverte sur la mort de Raman Bandarenka. Cependant, le bureau du procureur général a ouvert une procédure pénale pour avoir transféré les résultats de l’examen médical de Bandarenka. Après la mort de Raman, les organes de l’État ainsi que Loukachenko lui-même ont déclaré que Raman était ivre. Cependant, le certificat médical indiquait qu’il n’y avait pas d’alcool dans son sang. Aujourd’hui, le médecin, qui a remis ce certificat médical à des journalistes, a été arrêté pour divulgation du secret médical (en même temps, un tel dossier ne peut être ouvert qu’à la demande de parents). Le même jour, Aliona Bandarenka, la mère de Raman Bandarenka, a remis aux journalistes une copie de l’analyse du laboratoire sanguin de son fils.

Ce document indique que l’alcool éthylique dans le sang du défunt est de 0 ppm. Aliona Bandarenka a souligné séparément qu’elle autorisait la diffusion de ces données.

La journaliste de TUT.BY, Katsiaryna Barysevitch, qui a enquêté sur les détails de la mort de Raman Bandarenka, a également été arrêtée. Elle a été arrêtée sur le chemin alors qu’elle se rendait au magasin.

Source : le Facebook de Katsiaryna Barysevitch

Les funérailles de Raman Bandarenka auront lieu le 20 novembre.

Source : TUT.BY

Les autorités auront le droit de priver des personnes de la citoyenneté bélarussienne

Les députés ont approuvé l’amendement de la loi « sur la citoyenneté » En particulier, les amendements indiquent qu’un citoyen du Belarus peut perdre sa citoyenneté en raison de « sa participation à des activités terroristes et autres activités extrémistes ou en raison du préjudice grave qu’il cause aux intérêts du Bélarus ».

La norme sur la perte de la citoyenneté bélarussienne ne s’appliquera pas aux citoyens du Bélarus nés sur le territoire actuel de la République ou ayant été citoyens de l’ancienne Union soviétique et ayant reçu la citoyenneté bélarussienne. Il convient de noter que les articles « extrémisme » et « terrorisme » sont souvent utilisés par les autorités bélarussiennes pour accuser les dissidents.

Source : 1prof.by

La société Belaruskali a licencié 49 ouvriers, la pression sur les travailleurs en grève et leurs familles augmente

Belaruskali a licencié 49 employés, ayant participé à la grève, et a annoncé que des mesures similaires seraient prises à l’avenir pour les employés qui entreraient en grève.

Dans le même temps, lors d’une conversation avec la direction de la société norvégienne YARA, le directeur général de Belaruskali, Ivan Golovaty a délibérément menti en disant que les faits de licenciements, de répression, de pressions sans précédent sur les travailleurs et leurs familles, les perquisitions dans les appartements et la privation d’accès aux dortoirs dans les foyers de travailleurs n’étaient que pure fiction, n’étaient pas vrais. Il a ajouté qu’il se disait prêt à redonner leur emploi à tous les travailleurs étant actuellement en absentéisme forcé.

Le comité de grève de la société Belaruskali déclare officiellement : « Aucune mesure n’a été prise par la direction de Belaruskali envers les employés de l’entreprise et leurs représentants légaux du comité de grève. Les violations des droits fondamentaux des travailleurs et de leurs familles se poursuivent ».

Le 13 novembre, des membres du comité de grève et les habitants de la ville ont organisé un voyage touristique dans la patrie du héros national Tadeusz Kosciuszko. À la suite de cette visite, toutes les familles avec des enfants mineurs, le guide et le chauffeur ont été arrêtés et accusés de faux et d’infraction à la loi. Selon la police d’Ivatsevitchy, le bus avec les participants à cet événement était suivi depuis le lieu même du départ. Mais la chose la plus intéressante a commencé la nuit après l’arrestation. La nuit, les employés du département des ressources humaines de l’entreprise ont été conduits d’urgence aux détenus dans la maison d’arrêt d’Ivatsevitchy. Selon l’ordre de Ivan Golovaty, ces agents, en présence de policiers filmant tout le processus sur une caméra vidéo, ont commencé à forcer les grévistes détenus à signer un ordre de licenciement. Sous la pression, certains des détenus ont signé ces ordres.

Il s’avère que le directeur général ne fait que tromper les partenaires commerciaux de l’entreprise, qui souhaitent garder intacte la réputation de l’entreprise et refusent de coopérer avec des sociétés qui violent les droits des travailleurs. Ivan Golovaty a oublié de mentionner que de nombreux employés de Belaruskali ont été privés de primes d’encouragement (bonus) et d’indemnités contractuelles pour avoir exprimé leur position politique, beaucoup ont été condamnés à des amendes, certains ont été emprisonnés, et ce à plusieurs reprises.

Source : TUT.BY

L’UE ne donnera plus un seul euro au gouvernement de Loukachenko

Les ministres des affaires étrangères des 27 pays de l’UE ont convenu de préparer un nouveau paquet de sanctions contre les autorités et les institutions du Bélarus, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. Selon lui, l’UE n’allouera plus un seul euro au gouvernement de Loukachenko. Tous les fonds destinés à ce pays passeront par les ONG à la société civile.

Source : TUT.BY

For more information on the events of 19 November 2020, please visit Infocenter Free Belarus 2020: